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(ateliers de traduction) (tous droits réservés) | ||
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(Hongrie)
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Né le 11 avril 1955, à Budapest, László Bárdós a fait ses études secondaires au lycée Erzsébet Szilágyi, dans une section de français. En 1973, il est entré à l'université Loránd Eötvös, à la faculté des lettres, avec spécialisation en hongrois et en français, puis en littérature comparée. Il a obtenu son diplôme en 1978, et est resté à l'université comme chercheur et enseignant. Docteur en 1981, et PhD en 1998, il est professeur au département de littérature moderne hongroise à l'université Loránd Eötvös, s'intéresse beaucoup à la musique, et, marié, vit à Budapest. Auteur de cinq recueils de poèmes, Inscriptions (1984), Duels invisibles (1994), Palinodie (1995), Toucher à la parole (1998) et Les ustensiles (2006), il a par ailleurs traduit des textes d'un bon nombre de poètes, entre autres Vigny, Leconte de Lisle, Saint-Pol-Roux, Francis Ponge, Henri Michaux, Pierre Emmanuel, Jean-Claude Renard, Allan Tate et Ted Hughes. Il a fait paraître en outre des ouvrages des romantiques français, des parnassiens, de Tristan Corbière, Jules Laforgue et Arthur Rimbaud, et publié lui-même en 2006 un essai sur le grand poète romantique hongrois Mihály Vörösmarty.
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TRISZTÁN-KOMMENTÁROK
Életem említetlenül maradhat atörténelemben: annyi legyen, mint mikor... Igen: megtér éjjeli kisdolgáról Trisztan, ott a fenyéren megbillenti ügyetlenül az alvó Izolda lábfejét: "Kedves, te vagy?" - szólal a nó, s bizton alsik tovább. Trisztán a holdra néz; e semmiség, tudja, hallgatni fog a másnapi, az ezredévi lobogásban.
COMMENTAIRES SUR TRISTAN Ma vie, qu'elle soit passée sous silence par l'histoire : elle peut bien n'être plus que... quoi ? Que ceci : ayant fait un tour, puisqu'il ne supportait plus une insomnie rare, Tristan revient par la lande auprès de sa maîtresse qui dort ; mais, par mégarde, il lui heurte un pied. Yseult lui chuchote aussitôt : « Est-ce toi, mon amour ? » - sans sortir d'un sommeil sûr. Lui, il jette le regard sur la lune : tout à coup, il pressent le silence de cette ébauche d'action tout le long d'un incendie millénaire.
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(Québec)
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Poète et éditeur né à Lévis en 1953, Paul Bélanger vit à Montréal depuis 1978. Directeur littéraire des Editions du Noroît, où il a publié cinq recueils, il a organisé pendant de nombreuses années des lectures publiques de poètes et d'écrivains à Montréal. Depuis 1982, il publie des textes et poèmes dans des revues au Québec et à l'étranger, et ertains de ses poèmes ont paru dans des anthologies ou ont été traduits en espagnol et en anglais. Il a également créé un livre de bibliophilie, l'Hôte, avec l'artiste Jean-Pierre Sauvé en 1994. Il consacre une partie de son temps à l'enseignement en donnant des cours et des ateliers de création littéraire à l'Université du Québec à Montréal, et est membre du comité de rédaction de la revue Liberté depuis 1998. - L'oubli du monde,1993, Fenêtres et ailleurs, 1996, Périphéries, 1999, Les jours de l'éclipse, 2003, Origine des méridiens, 2005
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Tu t'attardes à la terrasse d'une pizzeria un après-midi de novembre. À peine t'assois-tu que le froid te transit. Tu sens le cristal de tes os se dissoudre et t'étonnes qu'il y ait si peu de gens. Tu t'absorbes dans une idée, au gré du vent tourbillonnant - derviche de poussière. Un instant la femme qui est assise à quelques tables devant toi et qui lit, les yeux fermés sur le livre qu'elle tient entre les mains, lève vers toi des yeux vides qui ne te voient pas. Tu goûtes un tel dessein, que vie et peinture forment un seul pont. Tu constates ton soliloque encore autour de cette absence. Peut-être cela : la vie plus ancienne que mémoire.
(extrait de Origine des
méridiens,
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(Canada, Alberta) ![]() Photo Yukiko Onley © |
E.D. Blodgett, membre de la Société royale du Canada, professeur émérite de Université de l'Alberta et deux fois récipiendaire du prix du Gouverneur général du Canada (poésie), continue à enseigner dans le cadre du programme des Études canadiennes à la Faculté Saint-Jean. Il a publié dix-sept livres de poésie. Ses publications incluent notamment une traduction en anglais du roman provençal Flamenca (New York 1995) et plus récemment, Five-Part Invention: A History of Literary History in Canada (2003) et Elegy (2005). Il a deux nouveaux recueils en préparation, dont l'un en français, accompagné de sa propre traduction en anglais. |
Now there is a bluejay on the fence, his eyes so bright against the sun that nothing in his sight escapes his knowledge, all that lies before him so clear he seems to read his mind as he absorbs what falls around him: berries, leaves, the rays of light the sun sends forth, pebbles that no one knows are there, almost invisible pebbles that are the dream of pebbles before they are that rest unmoved upon the edge of flight. Perhaps you have heard people praying in the night, the words
they speak confused, a borderland where languages converse without knowledge of what is said, but all spoken perfectly, and each is giving shape to worlds that they know, and each alone in its own purity of line. What do their prayers carry but what they are, unfolding into night, and when they stop in silence, God is that place where they stop, but God as in the shape of pebbles lying on the edges of the earth, of pebbles undreamt and waiting in the dark.
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(Guadeloupe) ![]() |
Gerty Dambury est née en 1957 à Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe. Après des études supérieures d'anglais et d'arabe à l'université Paris VII (Vincennes), elle a occupé successivement les postes de Conseiller pour le livre et la lecture à la Direction régionale des Affaires culturelles de la Guadeloupe (DRAC ) et de Responsable des projets éducatifs dans les zones de développement social de quartier auprès du Préfet de Guadeloupe. Elle enseigne aujourd'hui l'anglais, et mène parallèlement une carrière d'auteur (théâtre, poésie, nouvelles), de comédienne et de metteur en scène. On a pu, ainsi, découvrir ses spectacles Rabordaille dans le programme du Festival d'Avignon en 1988 et Lettres Indiennes, donné en lecture dans le cadre du Festival international des francophonies en Limousin, en 1992. Outre Rabordaille en 1989, elle a publié également en poésie Rassemblement (1993), et Fureur enclose (1999).
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Malgré le bruit des planches qui se rapproche le son de la vis dans le bois l'attente rigide l'indifférence à la chaleur du monde j'écris parce que déjà tous s'éloignent en silence.
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Mais c'est New York là, dehors Semblable à Goyave La ville est solitaire comme les monts J'accueille les mots ce soir.
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mon ombre dans la vitre a le nez fier c'est déjà quelqu'un d'autre et qui m'échappe en revanche je reconnais en toi ce mystérieux retrait et qui m'assiste.
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(Australie)
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Sarah Day est née en Angleterre et a grandi en Tasmanie (Australie). The Ship, son recueil le plus récent, paru chez Brandl & Schlesinger, lui a valu le Queensland Premier's Award for poetry 2005, le prix Wesley Michelle Wright 2005 de l'université de Melbourne, ainsi que l'ACT Literary Award for poetry 2005. Elle a également publié New and Selected Poems 2002 (Angleterre, Arc Publications), Quickening (Ringwood, Victoria : Penguin Books, 1997), A Madder Dance (même éditeur, 1991), et A Hunger to be Less Serious (Angus & Robertson, 1987, prix Anne Elder du premier recueil en 1988). Elle a reçu des bourses du Literature Fund of the Australia Council et d'Arts Tasmania, et fut résidente de la BR Whiting Library à Rome. Rédactrice en chef de l'Island Magazine pendant sept ans, elle a en outre été membre du Literature Board de l'Australia Council. Elle vit avec sa famille en Tasmanie. Ses poèmes ont été mis en musique par les compositeurs britanniques Anthony Gilbert et Adam Gorb.
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The rattle of wind in schlerophyl is the murmur of cosmic dust and particle shift. With each break in the clouds the queue shuffles a patient step forward. Beyond the observatory's dim glow bush is black as antimatter tonight; the distant river is negative space, and the city on the other side a scattered galaxy of power points. Swathed in overcoats against the cold we wait and wait to put an eye to the telescope. Through a fish-eye lens the universe gazes back into the great eye of humanity orbiting a mundane star on the outer margins of the Milky Way, one stella cluster among the infinite.
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(Etats-Unis)
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Jennifer K. Dick, née en 1970 aux Etats-Unis (Minnesota), a grandi dans l'Iowa. Elle vit et travaille à Paris (ENSAE - Ecole nationale de la Statistique et de l'Administration économique) et anime un programme de lectures de poésie française et internationale (IVY Writers Series, Paris). Elle est l'auteur du recueil Fluorescence (Uof GA Press, 2004 - Contemporary Poetry Series Winner) et son poème Retina/Rétine a été publié aux éditions Estepa (Paris, France) en 2005 dans la traduction de Rémi Bouthonnier. Cet hiver elle a participé à un atelier de traduction à la Maison des écrivains. D'ailleurs, elle a choisi une série de traductions du français pour www.chicagopostmodernpoetry.com (cliquer sur France pour les voir). Quelquesuns de ses nouveaux poèmes paraissent notamment dans The Colorado Review, Diner, Mipoesias.com (juin 2005), www.thediagram.com, Pinstripefedora.com, Aufgabe, Green Mountains Review, et Gargoyle. |
What isn't to be trusted is translated. The sly eye, the blue clown-nose, the green in the back or under confetti. He confesses it was some sort of adoration. He doesn't say 'love' or 'take me swimming.' Though the park is in the lagoon, ferns splitting ear hairs by his muzzle. She nuzzles close, a third his size. Then maybe elsewhere. Something in his gaze transparent. Oil-slick bubble blue-pink shimmer. Glitter-striped cap, and a bag of muffins in the kitchen. A honeycomb buzzing by the pastel to flee. Tarpaulin scratched a tight net over the scene. Somewhere keening. She preens in the hold-back opening crowd. His hand steadies. Falters. It is the click snapping. The nap of numbers. The way language means. Signals.
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(Guyane)
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Elie Stephenson, poète guyanais né à Cayenne le 24 décembre 1944, a fait ses études secondaires au lycée Félix- Eboué de Cayenne, avant d'étudier en psychologie et philosophie à l'université de Nanterre, puis de s'orienter vers le développement économique et social. Il est titulaire d'un doctorat de 3e cycle de l'université de Picardie, obtenu avec une thèse intitulée Contribution à l'étude des problèmes théoriques et politiques des pays à petites dimensions : le cas de la Guyane, et a enseigné l'économie au lycée Félix-Eboué ; il préside aujourd'hui à l'université des Antilles et de la Guyane un centre oeuvrant pour l'établissementt d'une immense zone économique en Amérique du Sud. - Une flèche pour le pays à l'encan, 1975, Catacombes de soleil, 1979, Terres mêlées, 1984, Comme des gouttes de sang, 1988, la Conscience du feu, 1996, Paysages négro-indiens, 1997, Hasta siempre, suivi de Ismée ou les oiseaux de lumière, 2002.
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C'est toi la beauté insondable de la nuit. Tu es le totem le centre du pays le ventre de la terre pour toi je reste droit hostile aux genoux. C'est toi le mystère de l'aube clair-obscure la question du soleil au reflux de la lune. Ta bouche sourit et le jour de tes lèvres jaillit
Par toi je fais naître un peuple de héros. Tu es le totem le ventre de la terre pour toi je reste droit et tous les hommes sont debout.
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(France)
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Né le 17 juillet 1951 a été publié dans le numéro 12 de la revue l'Ephémère, dirigée par André du Bouchet, Louis-René des Forêts, Paul Celan, Yves Bonnefoy... Premier recueil : le Silence, 1970, au Mercure de France Le plus récent recueil : l'Eveillée, 2004, chez Arfuyen
Traductions : Dylan Thomas, William Faulkner... (coll. "Poésie" Gallimard) William Blake, John Keats (prix Nelly Sachs), chez Arfuyen Sur Internet : Les Murray , Edwin Muir, Bob Dylan, Leonard Cohen, etc.
Et dans les revues Argile, Europe , le Mensuel , Sources, Esprit, l'Arche...
Vient de paraître : Revue NU(e), n° 31, spécial Alain Suied |
Dans la chair du rêve les anges et tes fantômes viennent, disparaissent, reviennent.
Quand tu sombres, quand tu traverses tes espaces de la sidération tu ne peux les voir pourtant ils veillent en secret dans la gravitation du coeur.
Dans les échos du présent les joies et les peines disparaissent, reviennent dans l'oubli.
Quand tu montes, quand tu traverses les espaces de la réparation tu peux les percevoir alors elles chantent en secret dans la gravitation du retour.
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(Grande-Bretagne)
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George Szirtes est né à Budapest en 1948 et est parti en Angleterre comme réfugié en 1956. Il a reçu une formation artistique. Son premier recueil de poèmes, The Slant Door (Secker and Warburg), a paru en 1979 et lui a valu le prix Faber ; son recueil le plus récent, le douzième, Reel (Bloodaxe) a remporté en 2005 le prix Eliot. Entre les deux, quelques dix ouvrages ont reçu différentes distinctions. On peut trouver plus de détails sur son propre site, où il tient aussi un journal personnel. Il est également traducteur de poésie, de romans et autres formes de littérature hongroise. Sa version de la pièce en vers du 19e siècle d'Imre Madách, The Tragedy of Man, lui a mérité le Déry Prize. Celle des poèmes choisis de Zsuzsa Rakovszky, New Life, a obtenu le prix européen de la traduction. D'autres de ses traductions ont été présélectionnées pour le Weidenfeld Prize, l'Aristeion Prize et le Popescu Prize. Ses traductions les plus récentes sont, en vers, les poèmes choisis d'Agnes Nemes Nagy, The Night of Akhenaton, et, en prose, Conversations in Bolzano de Sándor Márai et The Melancholy of Resistance de László Krasznahorkai. George Szirtes a par ailleurs dirigé la publication de plusieurs romans et ouvrages de poésie britanniques, de même que des anthologies de littérature hongroise, et rédigé une monographie artistique, Exercise of Power: The Art of Ana Maria Pacheco. Un enregistrement de ses lectures de poèmes est enfin disponible chez The Poetry Archive. |
for Clarissa Upchurch She sat in the pizza parlour with the river Rushing behind her. The trees were involved With the wind. There was something fearsome and resolved About the way water was running for cover Into the dark edgewise of time, as rivers do, Being emblems of time, and our two faces Dropped with it into their own dark spaces As if we could watch our mortality falling through The air. Just so had queens died young and fair, And there was dust in the food, in the light, in our eyes, Caught in our lashes, and this was love, its thin Fingers moving through our dust-laden hair, Its heart in its mouth, its mouth stopped with sighs, Calling for us to enter, and we stepped in.
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