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(ateliers de traduction) (tous droits réservés) | ||
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(Haïti) ![]() Paris, 2003 |
Ancien pensionnaire de la Villa Médicis, Louis-Philippe Dalembert est né en décembre 1962 à Port-au-Prince, Haïti, où il a vécu jusqu'à l'âge de 23 ans. Ce vagabond, comme il se définit lui-même, a ensuite vécu tour à tour à Nancy, Paris, Rome, Jérusalem, voyagé partout où ses pas ont pu le porter... dans l'écho toujours renouvelé de la terre natale. Il vit aujourd'hui entre Paris, Port-au-Prince et ailleurs. Entré en littérature par la poésie (il publie son premier recueil de poèmes à lâge de 19 ans), un genre qu'il n'a jamais abandonné, Dalembert est aussi romancier et nouvelliste. Derniers ouvrages parus : Ces îles de plein sel et autres poèmes, éd. Silex/Nouvelles du Sud, 2000, l'Ile du bout des rêves, roman, Bibliophane/Daniel Radford, 2003 ; Vodou ! Un tambour pour les anges, récit, Le Serpent à Plumes, coll. « Motifs », 2005.
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CANTIQUE DU SILENCE
dire la solitude de qui demeure dans le silence de toi dans le silence de vous éternel et le sang lointain étoiles muettes et froides le sang de qui demeure dans le cantique du silence
le vent n'est plus ni la gaieté des rivières égrenant leur mélancolie dans le silence l'éclatant rire d'enfant tu
ô absences !
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(Australie)
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Luke Davies, né en 1962 à Sydney, a publié à ce jour cinq recueils de poèmes : Four Plots for Magnets (Glandular Press, 1982), Absolute Event Horizon (Harper Collins/Angus & Robertson, 1994), Running With Light (Allen and Unwin, 1999, Judith Wright Poetry Prize 2000), The Entire History of Architecture....and Other Love Poems (Vagabond Press, 2001) et Totem (Allen & Unwin, 2004, Age Book of the Year Award et Grace Leven Poetry Prize). Il est également l'auteur de deux romans : le best-seller Candy (1997), en train d'être porté à l'écran en Australie par le réalisateur Neil Armfield, avec lequel il collabore au scénario, et Isabelle the Navigator (2000). Son oeuvre, largement diffusée dans le monde anglo-saxon, a été traduite en allemand, en espagnol, en thaïlandais, français, grec et hébreu. Il a reçu en 2004 la Philip Hodgins Memorial Medal for Poetry. |
Yourself and your soul that you have to deal with only: you were never a lion, it was a posthumous opinion; only yourself and your soul you have to deal with, and all the wheatfields endlessly unfolding.
You had then in the end your soul and you: you were never a lion; all animals were ill, but you roared in the wheatfields goldenly swaying because of all that distance pressing in.
Or perhaps you had trouble with "inside" and "outside" - hardly a curse - perhaps it was only the wind, only yourself and your soul you had to deal with, and the sky so deeply and dreamlessly taking you in. | ||
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(France) ![]() |
Marie Etienne a passé les vingt-cinq premières années de sa vie en Asie puis en Afrique noire. Elle a travaillé avec Antoine Vitez pour le théâtre de 1978 à 1988. Et collabore à la Quinzaine littéraire depuis 1985. Parmi ses recueils de poésie, signalons la Longe (Temps actuels, 1981), Lettres d'Idumée, précédées de Péage (Seghers, 1982), le Sang du guetteur (Actes Sud, 1985), Katana (dessins de Sandra Monciardini, Scandéditions, 1993) ,Anatolie (Flammarion, 1997, prix Mallarmé) et Roi des cent cavaliers (Flammarion, 2002), ainsi que des poèmes en prose : Eloge de la rupture, (pointe sèche de Christian Rosset, Ulysse fin de siècle/Virgile 1991), les Passants intérieurs (Virgile, 2004) et les Soupirants (Virgile, 2005). Proses : la Face et le lointain (Ipomée, 1986), Clémence (Balland, 1999), Antoine Vitez, le roman du théâtre (Balland, 2000), Sensò, la guerre (Balland, 2002), l'Inconnue de la Loire (La Table ronde, 2004) et "Antoine Vitez, professeur au conservatoire" (essai, les Voies de la création théâtrale, CNRS, 1981)
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ce mardi 3 octobre à 11 heures 45. tout est
bouché par devoir d'insoumission. rire intérieur. non je
n'obéis pas je compte les moutons c'est-à-dire les nuages.
j'habite je récite ciel de traîne et pour finir ciel
d'intervalle. mais
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(Québec) ![]() |
Danielle Fournier est née à Montréal en 1955. Titulaire d'un doctorat en lettres (Sherbrooke), elle est professeure de littérature à Montréal, où elle a publié notamment les recueils de poèmes Personne d'autre que l'amour et Langue éternelle (éditions du Noroît), Ne me dis jamais plus qui je suis (éditions Trois), Objets. Cris, Poèmes perdus en Hongrie (VLB éditeur, prix Alain-Grandbois de l'Académie des lettres du Québec ), Il n'y a rien d'intact dans ma chair (l'Hexagone), des récits (L'empreinte, VLB éditeur), un essai sur la littérature et le féminin (Dire l'autre, éditions Fides) et publiera à l'automne 2005 l'Identité de la terre (Léméac) sur Saorge, où elle a été en résidence. Elle a publié en France Projet d'un amour, entre autres choses, occidental, Work in progress (éditions Brandes), puis Dans le roc, la blessure du vent (Aumage éditions, collection La maison des pages). Elle a codirigé l'anthologie Lignes de métro (VLB éditeur) qui réunissait des écrivains du Québec et de France et participé à de nombreux ouvrages et anthologies de poésie ainsi que participé à plusieurs festivals et rencontres de poésie. Elle collabore à diverses revues, comme poète et comme critique, tant au Québec qu'à l'étranger, où elle est invitée à présenter son travail d'écrivaine et à enseigner la littérature québécoise. Elle est aussi membre du comité de rédaction du magazine culturel Spirale. Depuis de nombreuses années, elle s'intéresse à la question du féminin dans son rapport au langage et à la différence sexuelle comme générateur de l'écriture. Tant sa recherche poétique que sa démarche d'essayiste alimentent cette double réflexion autour du langage et de la sexuation. |
peut-être peut-être une façon de claquer les portes, de craquer les jointures peut-être pas de ne pas éteindre les lumières et de ne pas entendre comme que un jour en jarretelles, une nuit sans toi derrière dedans les bruits des pas les couloirs les noms que l'on ne prononce pas
une liste peut-être une liste et ce qu'on oublie, ce qu'on souhaite tu dis je, j'entends personne et au Finistère, attendent demain le frère comme la sÏur
peut-être, peut-être pas comme que, comme si
nous ne disons pas encore ce que nous savons
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(France)
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Né le 1er février 1941, Claude Mouchard est professeur émérite à l'université Paris 8, et rédacteur en chef adjoint de la revue Po&sie (rédacteur en chef : Michel Deguy).
Livres : Perdre (Berger-Levrault 1979, rééd. augmentée Point-Hors-Ligne 1989), Ici (Le Nouveau Commerce 1986), Un grand désert d'hommes (Hatier 1991), L'Air (Circé, 1997). Ouvrages collectifs : La Shoah, témoignages, savoirs, Ïuvres (sous la direction d'Annette Wieviorka et Claude Mouchard, PUV-CERCIL 1999), Clartés d'Orient, Nerval ailleurs (sous la direction de Jean-Nicolas Illouz et Claude Mouchard, éd. Laurence Teper 2004). Traductions (en collaboration) : Rilke, Robert Walser, Nelly Sachs, Stevens, Bishop, Yoshimasu, etc. A paraître : Qui, si je criais...? (du témoignage à l'oeuvre) (éd. Laurence Teper) et La vie douce (éd. Laurence Teper).
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Terne mais brillant sous la pluie, un bout de tôle ... incorporé à un mur, coincé entre un reste de linteau en bois peint et de vieilles briques en désordre (mal retenues dans du ciment taloché là plus récemment)...
fut-il (dans la rue, au passage) appui ?
ou plutôt de son peu d'éclat (touché d'un bond du regard), ai-je cru recevoir l'aide d'une - demande
logée depuis des années (comme un bout de papier oublié là) dans l'empilement de matières, de choses faite-défaites
mais dont la formulation - trop vive - se sera évanouie en rougeur dans le temps humide au-dessus de la Loire
ne laissant (par alliage-alliance de vie et choses) que le goût - avec un extrémisme secret, comme acculé... -
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(Espagne)
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José Luis Reina Palazón est né à Puebla de Cazalla (Séville) en 1947. Ses poèmes ont été traduits en allemand, en flamand, en français, en grec, en anglais, en italien et en roumain et ont été publiés dans les revues Atlantica, Alora, Barcarola, Empireuma, La Ortiga, Poesía por Ejemplo, Rey Lagarto, El Signo del Gorrion, Turia, Via Regia, Le Journal des poètes, Ifigenia, XENIA, Time and Poetry, Américas, La Clepsidra, Steaua, Cronica, Tomis, UNU, jornal de Letras, Vesb Svet, etc. Infatiguable passeur, il a traduit, outre les textes de nombreux auteurs anglais, américains, français, italiens, portugais et roumains, les oeuvres poétiques de Hans Magnus Enzensberger (Visor, Madrid, 1994), Georges Trakl (Trotta, Madrid, 1994), Günther Kunert (Fundación Odón Betanzos, Huelva, 1995), Paul Celan (Trotta, Madrid, 1999), Anna Akhmatova (Alfar, Séville, 1993), Boris Pasternak (Visor, Madrid, 1996), Marina Tsvetaieva (Visor, Madrid, 1996) et Ossip Mandelstam, et a obtenu, pour sa traduction de l'oeuvre complète de Paul Celan, le Premio National 2000. Il a publié deux recueils de poésie, Exotarium I, La Soledad del dia (Alfar, Séville, 1990) et, plus récemment, Exotarium II: Cuerpo inseguro (Calima, Palma de Majorque, 1999), réédité en version bilingue aux éditions l'Arbre à paroles dans une traduction de Raymond Farina : Exotarium II : le Corps incertain - Cuerpo inseguro (coll. « Monde latin », Amay, 2003). |
La luna cuenta los perros, se equivoca y comienza de nuevo F.G. Lorca La luna no cuenta nada. Entre la luz y la sombra se le fue el alma.
Los perros ya no la miran. Ni le ladran.
El cielo está lleno de máquinas.
Las estrellas no lloran y los hombres no hablan.
La luna es el colmillo del perro de la nada.
Sólo si se equivoca el universo vendrá el alba.
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(Ecosse)
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Dilys Rose est née à Glasgow, où ellle a grandi, et vit aujourd'hui à Edimbourg. Ecrivain en résidence à l'université d'Edimbourg de 2001 à 2004, elle enseigne à présent dans le cadre de nouveaux modules de création littéraire. Elle a publié à ce jour trois recueils de poèmes, Madame Doubtfire's Dilemma (1989), When I Wear My Leopard Hat (poèmes pour les enfants, 1997), et Lure (2003), un roman, Pest Maiden (1999), et plusieurs recueils de nouvelles : Our Lady of the Pickpockets (1989), Red Tides (1993), War Dolls (1998), Lord of Illusions (2005) et Selected Stories (2005). Elle écrit également pour la scène et pour le cinéma, et travaille en ce moment sur une nouvelle série de poèmes, basée sur les parties du corps : Sailmaker's Palm. Parmi ses collaborations récentes, citons : un catalogue d'exposition sur de nouveaux portraits miniatures, Once upon our time, de l'artiste peintre Moyna Flannigan ; Fatal Attraction, un livret opéra sur la Grande Peste ; et The Fires of Bride, livret conçu à partir du Beltane Festival, festival payen, et qui sera présenté à Queen's Hall en avril 2005. Son oeuvre lui a valu de nombreuses récompenses : le Macallan/Scotland on Sunday Short Story Prize, le Robert Louis Stevenson Memorial Award, le Society of Authors' Travel Award, le prix Canongate, et deux prix du livre du Scottish Arts Council. |
It was the whispering he hated, the sneaked glances from behind a kid glove, a silk fan, the rakish tilt of a hat, a concert programme; as if each one of the listeners could see inside the curving labyrinthine paths bent out of shape like trodden-on horns, as if they too could hear the buzzing, the white noise, the dizzying drum of blood. It was the smiles he hated, the sugared poison of pity, the mouthed platitudes, the hyperbolic enunciation. But music lives deeper than the ear: in the black tunnel of the gut, the eel twitches, flicks its tail and swims, unseen, unstoppable.
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(Canada - Québec)
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Robyn Sarah est née à New York, de parents canadiens, et a grandi à Montréal. Diplômée en musique du Conservatoire de musique du Québec et de l'Université McGill, elle est l'auteur de sept recueils de poèmes, de deux recueilles de nouvelles et d'essais, tous largement diffusés au Canada et aux Etats-Unis. Parmi ses ouvrages de poésie, signalons The Touchstone: Poems New and Selected (1992), Questions About The Stars (1998) et A Day's Grace (2003). Elle fait partie des 17 auteurs retenus pour la cinquième édition de The Norton Anthology of Poetry. Un choix de ses poèmes, traduits par Marie Frankland, paraîtra en 2007 à Montréal, aux éditions du Noroît.
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A dream like a shell washed up at your feet and whole. Luminous, numinous. You lie quietly looking at the ceiling.
How to preserve its shape against the light's incursion? (Don't blink.) Paper and ink - lose no time, get it on paper.
After all it's your dream, no one can call it stealing. Hardly any need to dress it up. It is its own glass slipper. (from A Day's Grace, The Porcupine's Quill, 2003) |