Photo © Benoit Falize

MARIE FALIZE, peintre

 

LA LUMIÈRE POUR LE TOUT

Il y a la couleur et la forme qui se disputent les lieux. Il y a le vivant qui cherche à se tailler une place à la jonction des deux. Puis il y a le silence, la lumière blanche qui arrive de très loin et pourrait bien tout dévorer. Marie Falize peint avec le geste et le contre-geste, elle questionne le visible et lui propose des synthèses habitables. Puis une image se dissipe pour une autre, la lumière est le seul flux qui les relie, avec ses oripeaux de couleur et ses formes incendiées.

Jacques Rancourt

Sans doute, comme Marie Falize nous le confie, le peintre est-il celui qui aime à demander aux nuages de "tenir la pause" : fragile floraison d'éternité dans ce qui ne se donne qu'aux vents de passage.

Ainsi, le voyage accompli, que le témoin ému ne s'y perde pas : le champ brisé des couleurs doit certes aux fureurs du siècle, mais le gris, la soie des gris l'invite à la tendresse des fulgurances.

Marc Haffen