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I
« Mets ton doigt sur mon
tambour »
L'homme est petit
Mais il entame, serein,
Le grondement de la
Montagne
« Porte le cuivre à
ta bouche »
L'homme est courbé
Pareil au roseau de Pan
Mais il bat le vent
« Pince-moi. Je rêve
! »
Il disparaît,
réapparaît,
Une corde sous le menton
Et le poignet à
l'envers
« Abats tes cartes.
Bouscule tes dominos ! »
Je le retrouve assis
A une table
particulière
Faite de droites et de
courbes
« ... de droites et de
courbes... de droites et de courbes...
»
Debout et nu
Face à moi
Il fait l'écho.
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II
Au matin
L'homme est petit
Et ses épaules vont
jusqu'aux mains
Fuir sur son habit
Il avance à pas
lents
Suit la courbe inverse
De nos rangs
Il se place, redresse la
tête,
Voit la horde
Insoumise de nos pupitres
Sans visage, sans voix,
Il fait le silence
Clôt et ouvre notre
concert.
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