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(ateliers de traduction) (tous droits réservés) | ||
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(Etats-Unis)
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Ecrivain et éditeur, originaire de Boston et vivant à Paris depuis la fin des années 1970. Ses poèmes ont paru dans Paris Magazine, Poésie et The Literary Review. Auteur de deux romans, Once removed (1997) et On a Flying Fish (2003), tous deux parus chez Mosaic Press, il a aussi rédigé des guides populaires de Paris : Paris Inside Out et The Unoficial Guide to Paris. David Applefield a par ailleurs fondé la revue littéraire et artistique Frank, qui a fait paraître 20 numéros au cours des 20 dernières années, présentant le travail de création de quelque 1 500 auteurs et artistes d'une trentaine de pays. Il a également édité le roman Aka de l'auteur franco-étatsunien Jean Lanmore. |
I AM REMINDED WHY I HATE POETRY (extract)
Who listens to a poem i could bake The eject button works I'm delighted as if I had a choice Time that belongs to no one. (31 December 2006) | ||
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(Belgique)
![]() © Coll. particulière de
l'auteur |
Éric Brogniet est né à Ciney le 16 août 1956. Fondateur et directeur de la revue de poésie Sources (1987-2000) et directeur de la collection « Poésie des régions d'Europe » (1988-2000), il est membre du Comité de rédaction de la revue L'Etrangère (Bruxelles) et de la revue littéraire de la francophonie Riveneuve Continents (Marseille/Paris). Après avoir été de 2000 à 2003 chargé de la politique des Lettres et de la Lecture auprès du ministre des Arts, des lettres et de l'audiovisuel de la Communauté Wallonie-Bruxelles, il est aujourd'hui directeur de la Maison de la poésie et de la langue française à Namur et directeur général du Festival international et du Marché de la Poésie de Namur. Il a publié plus d'une vingtaine de livres de poésie, dont Autoportrait au suaire (l'Age d'Homme, 2001), Mémoire aux mains nues et Une errante intensité (éd. Le Cormier, 2001 et 2003), La nuit incertaine (trad. néerlandaise Jan Miskijn, livre d'artiste avec Luce Cleeren, TranSignum, 2004), Parole et empreinte (livre d'artiste, avec Roland Castro, TranSignum, 2004), ainsi que trois essais critiques : Christian Hubin, le lieu et la formule, Jean-Louis Lippert : approches du narrateur en aède, athlète et anachorète(éd. Luce Wilquin, 2003) et La poésie arabe contemporaine : vers un nouvel humanisme ? (La Renaissance du Livre, 2001). Il a reçu de nombreux prix littéraires en Belgique comme à l'étranger. Son oeuvre poétique 1982-2000 a paru en deux tomes aux Ed. L'Arbre à Paroles (2002). |
La porte du soleil et la maison des larmes Dans ses bouquets de ronces passagères Quand il pleut des étoiles à travers Siècle malsain où l'âme se hait de
n'être machine Nous avançons sans savoir mais non sans
pressentir Du
ciel pleut sur ces oliviers où le souffle Théâtre d'ombres où, sans souffleur,
nous apprenons vaille que vaille
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(Roumanie) ![]()
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Poète, traductrice, essayiste. Titulaire d'un doctorat en histoire de l'art à l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences sociales de Paris (1997), elle a fait partie de la célèbre « génération 80 » de la littérature roumaine, dont elle a été un des théoriciens. Après avoir travaillé comme professeur invité à l'INALCO, Paris, elle dirige à présent l'Institut culturel roumain de Paris. Auteur de plusieurs volumes de poésie en roumain (Hypermatière, Un silence assourdissant, Chaosmos et Poèmes politiquesÉ), ainsi que d'essais sur la poésie et sur l'art visuel contemporain de l'Europe de l'Est et des Balkans, elle a aussi publié en français le recueil Psaume (Marseille, Autres Temps, 1997), des proses et des essais dans les ouvrages collectifs, et des cycles de poèmes dans les revues Action Poétique, Poésie, NUNC, SUD, Autres, etc. Elle a en outre traduit en roumain plusieurs poètes français (Pierre Oster, Michel Deguy, Claude Esteban, Anne-Marie Albiach, Paul Louis Rossi, Marie Etienne, Dominique Fourcade, Alain LanceÉ) ainsi que de nombreux poètes anglo-saxons, tels Allen Ginsberg, Sylvia Plath, Seamus Heaney, Marianne Moore, Medbh McGuckianÉ Elle participe souvent à des colloques et débats portant sur l'Europe du Sud-Est et sur l'Europe culturelle. |
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(Québec) ![]() |
Poète, romancière, nouvelliste, née à Montréal (Québec), Carole David détient un doctorat en études françaises et est professeure de littérature. Elle s'intéresse d'abord à la critique et collabore à différentes publications dont le journal Le Devoir. En 1986, Carole David a remporté le Prix Émile-Nelligan pour Terroristes d'amour et, en 1996, le Prix de poésie Terrasses Saint-Sulpice de la revue Estuaire, pour Abandons. Son roman Impala (1994), publié en anglais et en italien, a été finaliste au Prix du journal de Montréal et au Prix de la ville de Montréal. Elle a été en nomination au Prix du Gouverneur général pour La maison d'Ophélie (1998). Impliquée depuis plus de vingt-cinq dans le milieu littéraire québécois, elle a été présidente de la Commission du droit de prêt public du Canada (2004-2006) et est, depuis décembre 2006, présidente d la Maison de la poésie de Montréal. Elle a participé à des salons du livre et à des tournées en France et en Italie. Son dernier recueil, Terra vecchia (2005), a été finaliste au Grand prix Québécor du Festival de poésie de Trois-Rivières. |
Debout dans la cuisine Les enfants tournent dans leur lit Le soir, je reste
(poème tiré
d'Abandons,
Montréal, | ||
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(Australie)
![]() Photo @ Marco Bok |
Poète et critique australien, Martin Harrison a publié plusieurs recueils de poèmes, parmi lesquels Summer (Paper Bark Press, 2001), qui lui a valu le prix de poésie Wesley Michel Wright, The Kangaroo Farm (Paper Bark Press, 1997) et The Distribution of Voice (University of Queensland Press 1993), ainsi que Music, paru en 2005 chez Vagabond Press. Il a également publié chez Haelstead Press un recueil d'essais sur la poésie australienne, l'écriture contemporaine et le sens de l'environnement intitulé Who Wants to Create Australia? qui a été sélectionné par le Times Literary Supplement comme « International Book of the Year 2004 ». Certains de ses poèmes ont été traduits en allemand, en tchèque et en mandarin, et un choix de ses poèmes doit paraître en Chine durant l'année 2007. Il a reçu de nombreuses bourses de l'Australia Council, et a accompli des résidences d'écrivain à la B.R. Whiting Library de Rome et à la Yaddo Artists Colony, au nord de l'état de New York. Il enseigne la poésie et l'écriture à la University of Technology de Sydney, dont il dirige le programme d'écriture et d'études culturelles. Il prépare enfin un nouveau recueil de poèmes, ainsi qu'une nouvelle création sonore pour ABC Radio.
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What the plum trees were doing Space turned into bloom and fruit. Like gluttons, the trees sucked everywhere Unreasonably, not beyond forgetting,
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(Guadeloupe)
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Max Rippon est né le 29 février 1944 à Grand-Bourg de Marie-Galante. Son enfance s'est déroulée à Grand-Bourg jusqu'à l'âge de onze ans, moment de son départ pour Pointe-à-Pitre, au lycée Carnot. Depuis, il vit en Guadeloupe continentale, tout en se définissant, comme un forcené, fondamentalement marie-galantais. Au lycée Carnot, il fréquente de jeunes poètes, dont Sony Rupaire avec qui il partage une longue amitié. Puis, encouragé en poésie par Guy Tirolien, écrit en créole et en français, en se faisant le chantre de la mémoire collective de son île d'origine. Il est l'auteur d'un récit, Le dernier matin, et de deux romans (racontages), Marie La gracieuse et Six virgule Trois (Secousses à Terre de bas), tous parus aux éditions Jasor, à Pointe-à-Pitre, respectivement en 2000, 2003 et 2006. Il a publié en poésie Pawòl naïf, 1987, Feuilles de mots, 1989, Dé goût dlo pou Dada, 1991, Agouba, 1993, Rékòt, 1996, et Débris de silences, 2004.. Un choix de ses poèmes a paru en 2006 aux éditions le Temps des Cerises, à Paris, dans l'anthologie réalisée par Jacques Rancourt : Antilles-Guyane, anthologie de poésie antillaise et guyanaise de langue française.
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Je souffre en frère impuissant le calvaire de vos pas Et j'appelle à vous joindre la cohorte des silences blasés Je souffre en frère impuissant la litanie de vos humiliations Je souffre en frère impuissant pour chaque partie de vos corps lardés Je souffre en frère rebelle quand je mange à ma faim La pitance qui vous manque le soir à midi Je suis amer et triste de me résigner seulement à souffrir Je suis amer et triste de me résigner à casser mon fusil Contre les murs sans cesse rehaussés des combats inégaux J'appelle les bouches sans voix à donner alerte de vos pleurs J'appelle les bouches sans voix à détourner les oublis complices
J'accuse de perte de mémoire les vagues blessées des savanes sèches J'accuse de vigie borgne le baobab majestueux qui domine le vent
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(Grande-Bretagne)
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Fiona Sampson est titulaire d'un doctorat de philosophie du langage, et a été chargée de recherche à l'Oxford Brookes University de 2002 à 2005. Consultante internationale sur l'écriture dans le domaine de la santé, elle collabore au Guardian, à l'Irish Times et à d'autres périodiques. Elle a traduit entre autres le poète estonien Jaan Kaplinski, une anthologie de jeune poètes d'Europe centrale, et a fondé la revue Orient Express, consacrée aux jeunes auteurs dans l'ex-Europe de l'Est. Elle dirige la Poetry Review, à Londres. Fiona Sampson est l'auteur de quatorze ouvrages - de poésie, de philosophie du langage et sur le processus de l'écriture -, dont les plus récents sont The Distance Between Us (Seren, 2005) et Writing: Self and Reflexivity (avec Celia Hunt, Macmillan, 2005). Common Prayer doit paraître chez carcanet en 2007. Elle a reçu le Newdigate Prize, et « Trumpetor Beach » a été finaliste du prix Forward 2006. Huit de ses livres ont été traduits, dont Patuvachki Dnevnik (journal de voyage), qui a reçu le Zlaten Prsten 2003 (Macédonie). Parmi les autres prix qu'elle a reçus, signalons l'Arts Councils of England and Wales, le prix de la Society of Authors, et, aux Etats-Unis, le Charles Angoff Award, distinction annuelle de la Literary Review's.
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Messaien's piano throws notes like handfuls of stones at coloured panes of God:
arrhythmic hearts, precipitated into the bluster and terror of spring.
The beautiful world hardly responds yet they go on - chorus, soloist - making a joyful noise unto the Lord.
Are you glass; is your absence a mirror? Far off - from a distant copse - hear cadences of body: suspension, interruption. That long, perfect fall.
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(Italie)
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Fabio Scotto est né à La Spezia en 1959 et vit à Varèse. Professeur de littérature française à l'Université IULM de Milan, spécialiste de l'oeuvre de Bernard Noël et d'Yves Bonnefoy, il est l'auteur des essais Le Neveu de Rameau de Denis Diderot (1992), Bernard Noël: il corpo del verbo (1995) et de nombreux articles et communications sur Tardieu, Michon, Michaux, Cendrars, Ponge, Bonnefoy, Frénaud, Cioran. Il a dirigé le cahier « Yves Bonnefoy » de la revue Europe (juin-juillet 2003) et le colloque international de Cerisy sur « Bernard Noël : le corps du verbe », en juillet 2005. Il a traduit une vingtaine d'ouvrages, parmi lesquels Chatterton d'Alfred de Vigny, Notre-Dame de Paris de Victor Hugo (préface d'Umberto Eco), les Premières poésies de Villiers de l'Isle-Adam, dix livres d'Yves Bonnefoy, dont il prépare l'édition scientifique des Poésies complètes pour la collection des Meridiani (Mondadori, Milan), et six de Bernard Noël. Il a reçu en Italie les prix de traduction littéraire Civitanova Poesia 1998, Achille Marazza 2004 et le Prix spécial du jury du Premio Europeo 2006. Poète, il est l'auteur de huit recueils, parmi lesquels Genetliaco (2000), L'intoccabile (2004), en français Piume, Plumes, Federn (Verlag Im Wald, Editions En Foret, 1997), Le corps du sable (L'Amourier, 2006, préface de B. Noel) et de nombreux livres d'artiste. Ses poèmes ont été traduits en une dizaine de langues (en français par Bernard Noël, Jean-Baptiste Para, Vénus Khoury-Ghata, Bernard Simeone, Patrice Dyerval Angelini et d'autres).
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China sull'acqua la mondina orientale immersa nel fango estrae dal torbido i chicchi saporiti lumache o lombrichi Mentre dietro si stende un sentiero infinito fin dove l'occhio si perde e lascia il corpo all'acqua il campo alle termiti il cielo alle sue stelle | ||
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(Grande-Bretagne)
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George Szirtes est né à Budapest en 1948 et est parti en Angleterre comme réfugié en 1956. Il a reçu une formation artistique. Son premier recueil de poèmes, The Slant Door (Secker and Warburg), a paru en 1979 et lui a valu le prix Faber ; son recueil le plus récent, le douzième, Reel (Bloodaxe) a remporté en 2005 le prix Eliot. Entre les deux, quelques dix ouvrages ont reçu différentes distinctions. On peut trouver plus de détails sur son propre site, où il tient aussi un journal personnel. Il est également traducteur de poésie, de romans et autres formes de littérature hongroise. Sa version de la pièce en vers du 19e siècle d'Imre Madách, The Tragedy of Man, lui a mérité le Déry Prize. Celle des poèmes choisis de Zsuzsa Rakovszky, New Life, a obtenu le prix européen de la traduction. D'autres de ses traductions ont été présélectionnées pour le Weidenfeld Prize, l'Aristeion Prize et le Popescu Prize. Ses traductions les plus récentes sont, en vers, les poèmes choisis d'Agnes Nemes Nagy, The Night of Akhenaton, et, en prose, Conversations in Bolzano de Sándor Márai et The Melancholy of Resistance de László Krasznahorkai. George Szirtes a par ailleurs dirigé la publication de plusieurs romans et ouvrages de poésie britanniques, de même que des anthologies de littérature hongroise, et rédigé une monographie artistique, Exercise of Power: The Art of Ana Maria Pacheco. Un enregistrement de ses lectures de poèmes est enfin disponible chez The Poetry Archive. |
These are the courtyards of the ordinary. These are the floors of the tenement; the floor of the woman who trails them, of the plain wings of windows, the silent courtesy of iron railings, of the intensely white event of a wedding dress that will never be worn again.
Below them the vortex of the yard in which tears gather like rain in buckets along with other encumbrances. The woman dreams a city. The bride makes the bed. The groom strokes the bride's hair. Nothing appears to be missing. Nothing vanishes. Light dances all by itself as if the building were untenanted.
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