Interrompu pendant deux ans, le Festival
renaît en 1982 dans une formule modifiée,
sous la direction actuelle, et prend le nom de
« Festival
franco-anglais de poésie ». La traduction
réciproque entre poètes en devient le
moteur, tandis que rapidement il bénéficie
du concours de peintres et sculpteurs, de musiciens et
comédiens, pour devenir un festival
multi-artistique, avec la poésie comme
dénominateur commun.
La
Traductière est née dans la foulée, en
1983, devant la nécessité qui nous est
apparue de garder trace du travail de traduction
effectué par les poètes pour le Festival,
des oeuvres graphiques réalisées sur leurs
poèmes, ainsi que des réflexions
menées par les poètes sur l'écriture
poétique.
Voilà aujourd'hui le Festival
à sa vingt-huitième session, et
la
Traductière à son numéro 24 - le
même âge que le Marché de la
poésie ! Sous
l'égide de l'Association franco-anglaise de
poésie, créée à cet effet en
1984, ils travaillent en complémentarité,
à partir chaque année d'un thème
choisi en commun (soit, en 2005 : « Reality Dreams /
le réel par transparence »).
Le
Festival, plus tourné vers l'animation, fournit
à la revue sa rubrique de « Traductions
croisées » et les oeuvres
graphiques créées pour « Réverbérations ».
La
Traductière, plus littéraire dans sa
démarche, confie au Festival, pour la
création d'oeuvres musicales et les lectures
« Poésie et
musique », les
poèmes longs commandés à des
poètes sur le thème choisi en commun; elle
développe aussi ses dossiers propres, tel celui de
cette année sur « Le traduisible et
l'intraduisible », tout en offrant
des notes de lecture sur l'actualité
franco-anglaise de poésie.
Hier
comme aujourd'hui, un même objectif : donner en
partage la poésie vivante de deux langues aux
horizons multiples. Nous remercions tous ceux qui ont
partagé l'aventure, tous les créateurs qui
sont venus nous y rejoindre, ils ont contribué,
contribuent chacun à démultiplier la
poésie.
Jacques Rancourt